Une galerie à ciel ouvert

Voici un article que j’ai écrit pour le boulot au sujet d’une visite dans le cadre du Kosmopolite Art Tour à Louvain-la-Neuve .. simple envie de le partager avec vous.

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Une galerie à ciel ouvert

Une année après le Festival Kosmopolite Art Tour, le public est invité à découvrir, en solo ou avec un guide, les fresques d’une quarantaine d’artistes lors d’une balade urbaine à travers les rues de Louvain-la-Neuve.

Vendredi 16 août, gare de Louvain-la-Neuve. L’après-midi est chaude, très chaude. C’est la première visite guidée organisée à la suite du festival Kosmopolite Art Tour. Une belle occasion pour une trentaine de curieux de poser un nouveau regard sur la ville.

Le Kosmopolite Art Tour, qui a eu lieu en 2012, est un festival international de graffiti qui met en avant la culture et la richesse du street art. Des autorisations ont été accordées par la Ville, l’UCL ou encore Infrabel pour que les murs de la ville en soient recouverts. Le KAT a réuni une quarantaine d’artistes venus des quatre coins du monde : Louvain-la-Neuve, Bruxelles, Paris, New York, Sao Paulo et bien d’autres encore. Le public est maintenant invité pour une balade de deux heures à la découverte de 9 lieux transformés en galeries à ciel ouvert.

Notre guide, Fred Lebbe, est animateur à la maison des jeunes Chez Zelle. Mais il est surtout membre de Farm Prod, l’un des collectifs d’artistes à l’initiative du projet. La visite débute à la gare où les cages d’ascenseurs et les rampes d’escaliers sont habillées de personnages quelque peu burlesques. Plus bas, sur la voie 1, les fresques sont impressionnantes et recouvrent la quasi totalité des murs. Décors futuristes, lettrages colorés, personnages au style cartoon ou encore messages tel que « I love SNCB ». Trois mille mètres carrés de murs ont été recouverts avec pas moins de 3 600 bombes en seulement 5 jours. Les artistes y ont utilisé les codes du graffiti avec un thème et une gamme de couleur  par mur.

En déambulant dans la ville, on peut rapidement se rendre compte de la diversité de cet art. Fred Lebbe n’hésite pas à s’attarder également sur des tags illégaux. « Le but du graffeur est d’attirer le regard », explique-t-il. « Voilà pourquoi certaines fresques ont un contour assez important. Cela  donne un côté imposant ». Ajoutons que ces tags, qui se cachent au coin de chaque rue, prennent la forme de pochoirs – comme cette représentation de Gandhi –, de  signatures, phrases ou autocollants, invisibles sans le regard affûté du guide. Les messages se veulent souvent « rebelles » et sont, de ce fait, porteurs de messages politiques ou sociaux.

En fin de parcours, quelques courageux n’hésitent pas à taguer leurs initiales sur l’un des murs de la ville.

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